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Musicologie : histoire et sémiologie
Cinq conférences de Jean-Jacques Nattiez
Professeur titulaire à la Faculté de musique
de l'Université de Montréal
Au travers de 5 conférences inédites, Jean-Jacques
Nattiez présentera, en italien, ses dernières réflexions
reliées à son projet de musicologie générale
élaboré dans le cadre de la sémiologie.
Si ces conférences espèrent s'inscrire dans le
cadre des préoccupations des musicologues d'aujourd'hui,
elles sont aussi destinées à un public plus large,
soucieux du devenir des sciences humaines. Elles ne demanderont
pas de connaissances musicales techniques.
La première conférence, " Le développement
de la musicologie et ses rapports avec les sciences humaines ",
tentera de montrer le rôle qu'a joué et que joue
encore la rencontre des diverses sciences humaines avec trois
grandes branches de la musicologie - histoire, analyse, ethnomusicologie
- dans son développement. Elle aura pour but d'expliquer
pourquoi on constate une juxtaposition de tendances diverses -
disciplinaires, méthodologiques et épistémologiques
- dans la musicologie postmoderne.
La seconde, " Comment est-on passé du modernisme
au postmodernisme ? " poursuit, à propos d'une question
concrète, la réflexion sur l'écriture de
l'histoire de la musique entamée par Jean-Jacques Nattiez
dans ses introductions aux volumes I et IV de l'Enciclopedia della
Musica Einaudi. En se penchant sur le passage du modernisme au
postmodernisme musical, il s'interroge sur les capacités
de l'historiographie musicale contemporaine à expliquer
le changement. S'appuyant sur une théorie sémiologique
originale, et prenant pour exemple l'apparition de traits postmodernes
dans l'uvre du compositeur canadien Claude Vivier (mort
en 1983), ce sont quelques concepts fondamentaux utilisés
en histoire de la musique qui sont examinés et réévalués
ici : périodisation, Zeitgeist et génération.
Les deux conférences suivantes, application pratique de
concepts élaborés au cours des deux premières,
aborderont une question à la fois historique, politique
et sémiologique : peut-on dire que l'uvre de Wagner
est antisémite ? Dans la première des deux, le problème
sera d'abord abordé au travers de ses écrits théoriques
qui seront mis en rapport avec des données psycho-biographiques.
Dans la deuxième, ce sont les livrets et la musique qui
seront questionnés. Si le contenu d'un texte poétique
peut être facilement qualifié d'antisémite
quand c'est le cas, il en va différemment de la musique,
en raison de sa spécificité sémiologique.
La question est d'importance, alors que toute exécution
d'uvres de Wagner, même seulement instrumentales,
déclenche des protestations en Israël et que l'on
se demande souvent comment mettre en scène Wagner après
Auschwitz.
La dernière conférence de cette série portera
sur les rapports entre deux formes symboliques distinctes : le
récit littéraire (et mythique) et le discours musical.
Il existe aujourd'hui une vaste littérature musicologique
inspirée de la narratologie sémiotique. Mais peut-on
dire que la musique raconte une histoire ? En examinant un roman
de l'écrivain québécois Hubert Aquin, inspiré
par une fugue, en retournant à certaines propositions de
Lévi-Strauss, en interrogeant les auditeurs naïfs
d'un poème symphonique Jean-Jacques Nattiez se demandera
si parler de " récit musical " est une métaphore
susceptible de nous aider dans notre compréhension du fait
musical ou si on ne cède pas , une fois de plus, à
une illusion homologique ?
LE LEZIONI SI TERRANNO IN ITALIANO
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