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Due incontri con Philippe Descola

Giovedì 26 e Venerdì 27 Maggio, Philippe Descola, del Collège de France di Parigi, terrà gli interventi: “A chacun sa nature”, e “Ontologies des images”, in una conferenza dedicata al fondatore della SSSUB, prof. Umberto Eco.

dal 26/05/2016 alle 15:00 al 27/05/2016 alle 13:00

Dove Sala rossa, Scuola Superiore di Studi umanistici, via Marsala 26, Bologna;

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Due incontri con Philippe Descola(College de France, Paris)

Philippe Descola, allievo di Claude Lévi-Strauss, da cui ha ereditato la cattedra di Antropologia della natura presso il Collège de France di Parigi, è uno dei massimi antropologi contemporanei nonché una delle personalità più importanti della cultura francese.

Sarà ospite presso la Scuola Superiore di Studi Umanistici dell’Università di Bologna: giovedì 26 Maggio alle ore 15, nell’ambito del ciclo di seminari “Natura e scienze umane”, terrà un intervento dal titolo “A chacun sa nature”, mentre venerdì 27 Maggio, alle ore 11, parlerà di “Ontologies des images”, in una conferenza dedicata al fondatore della SSSUB, prof. Umberto Eco.

 

Giovedì 26 Maggio 2016, h. 15.00, A chacun sa nature

Comment se pose aujourd’hui la question des rapports entre la nature et la culture ? Pendant longtemps, les préjugés ethnocentristes des Modernes ont empêché de voir que la cosmologie qui s’est mise en place au cours du XIXème siècle (séparation entre une nature universelle et des cultures humaines contingentes) n’est que l’une des modalités possibles pour décrire les structures du monde et qu’elle ne saurait donc être prise comme étalon afin d’appréhender la manière dont d’autres civilisations conçoivent les rapports entre humains et non-humains. Ces préjugés sont heureusement battus en brèche par les anthropologues : véritables philosophes de terrain, ils ramènent dans leurs carnets de notes d’autres gnoséologies, d’autres systèmes ontologiques, d’autres philosophies politiques, d’autres théories de la personne, dont on commence à mesurer l’intérêt bien au-delà de l’anthropologie, à la fois comme instruments critiques et comme expériences vécues d’une radicale altérité conceptuelle.

 

Venerdì 27 Maggio 2016, h. 11, Ontologies des images

Les images servent, entre autres choses, à stimuler et organiser la mémoire, à transmettre des informations et à exprimer des émotions. Au-delà de ces fonctions universelles, elles ont aussi le pouvoir de rendre présentes ce que l’on peut appeler des ontologies, c’est-à-dire des ensembles de qualités décelées dans les êtres et les choses. Les quatre principales jouent sur les contrastes entre le corps et les états de conscience : le totémisme (en Australie, par exemple), qui souligne la continuité matérielle et morale entre des humains et des non-humains ; l’analogisme (en Chine, dans le Mexique ancien ou à la Renaissance), qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités essentielles à structurer par des relations de correspondance ; l’animisme (en Amazonie ou en Sibérie), qui assimile les non-humains aux humains par leur intentionnalité et les en différencie par leur corps ; le naturalisme (en Europe à partir du XVIIème siècle), qui nous rattache aux non-humains par les continuités matérielles et nous en distingue par l’aptitude culturelle. Ces ontologies s’expriment dans des images de natures très diverses provenant des cinq continents dont on proposera une interprétation anthropologique.

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